Dans le conseil municipal, Xavier Faure apporte son expérience de la communication

 

Xavier Faure vit au cœur de Saint-Péran dans la maison des grands parents de Magalie sa femme. Ils l'ont achetée en 2007 et confortablement aménagée : "Saint Péran c'est un village comme j'en avais connu dans le Limousin, l'église au milieu du village, à la campagne, proche de la nature. Un village avec des villageois impliqués... Un esprit communautaire... Magalie y était très attachés et ensemble nous trouvions intéressant de conserver un lieu d'attache familial".

Il propose d'abord de refonder le site internet pour rendre visible la commune, toucher les personnes qui ne sont pas de longue date dans la commune. " Dans les différentes manifestation il y a un noyau de personnes impliquées depuis longtemps.

 

Il faut faire en sorte d'intéresser de nouvelles personnes". La communication implique pour les élus d'être physiquement présent aux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

manifestations et de trouver des moyens d'associer les personnes aux réflexions. C'est pour cela que la commission scolaire a proposé la création d'une commissions extramunicipale. Mais Eric précise : "les élus écoutent et décident.  Il faut veiller à garder les prérogatives et responsabilités du Conseil Municipal".

Dépasser le conflit ruraux/urbains

 

La mobilisation sur les affaires scolaires et la jeunesse coule de source pour Xavier : "J'ai deux filles. L'école est un dossier sensible à Saint Péran sur lequel les municipalités précédentes ne s'étaient pas penchées. Si on ne le faisait pas les autres allaient le faire. Les Maires de Tréfendel et Plélan Le Grand on vu avec intérêt les enfants des autres communes venir dans les écoles, ça a apporté de l'activité. Mais c'est aussi devenu une charge financière et les communes sans école ont une obligation à contribuer au financement au prorata du nombre d'enfants... "

Arrivé en 2007 Xavier porte une analyse fine sur les facteurs possibles de dissenssion entre les habitants de la la commune. "On a vécu ici un peu le conflit rural/urbain. Les nouveaux arrivant vivent comme des urbains, travaillent à la ville. Mais il faut qu'ils acceptent quelques contraintes de la vie rurale : le paysan qui fait l'épandage et les odeurs. L'église dont le clocher sonne depuis toujours. L'absence d'école... Il y a chez les

nouveaux arrivant l'envie de plus de services.Mais cela a un coût et ceux qui vivent là depuis longtemps n'éprouvent pas les mêmes besoins et ne veulent pas que les impots augmentent. Il est important aussi que personne ne se sente dépossédé du village. C'est dans ce sens là que des dissenssions peuvent apparaître. Donc c'est à nous de trouver les bonnes réponses et d'avoir un train de vie dans le cadre du budget qui nous est alloué"  

 

Pour dépasser les tensions et permettre que la population se reconnaisse dans un projet commun pour Eric le travail d'animation des jeunes est essentiel : "il faut créer un capital commun pour sortir des dissenssions historiques. Ne pas être pointé comme les enfants de un tel ou un tel, mais les enfants de Saint Péran, que l'on aille à l'école à Plélan (souvent les enfant des habitant les plus anciens ) ou à Tréfendel (souvent les enfants des nouveaux habitants travaillant à Rennes)".

 

Et Xavier relève une spécificité de la gestion des affaires communales à Saint Péran : "C'est une chance extraordinaire de disposer de gens qui se donnent corps et âmes à leur village. On réalise des économies importantes quand un agriculteur ou un chef d'entreprise vient avec ses engins pour aplanir un terre plain. On arrive à faire beaucoup de choses grâce  à l'investissement personnel. C'est importante que les habitant se voient comme citoyens contribuant au bien être commun, pas comme des clients de services communaux... J'aimerai faire comprendre cela aux personnes... Quand je vois l'investissement des gens du comité des fêtes pour juste la satisfaction de donner du plaisir aux autres !"

Né à Montauban, Xavier a vécu à Toulouse jusqu'à 23 ans. Il finit ses études de sciences-éco et de management à Rennes où il rencontre Magalie. Il trouve un emploi à Paris comme cadre dans un grand groupe de distribution de produits alimentaires et obtient une mutation pour Rennes en 2004. Magalie travaille au service marketing du groupe Yves Rocher à la Gacilly.

 

"C'est drôle, se souvient Xavier, mais les parents de Magalie ne comprenaient pas notre envie de vivre ici. Ils nous prenaient pour des fous. Eux qui avaient vécu là quand Saint Péran avait 150 habitant en étaient parti pour des communes plus grandes, Monfort, Plélan, où il y avait plus de services.

 

Rennes ou Saint Péran ?

"Nous avions deux options soit un appartement en plein centre de Rennes, soit ici à Saint Péran. Ce que l'on fuyait ce sont les communes intermédiaires en périphérie de Rennes où on a tous les inconvénients de la ville et pas les avantage du centre ou de la campagne. Ici nos filles sont proches de la nature, vivent dans un espace sécurisé ; il y a une entraide entre voisins pour les enfants. Et puis c'est moins honéreux pour avoir une belle et plus grande maison."

 

Le couple est très pris profession-nellement mais a la volonté de s'impliquer dans la vie du village qu'ils ont choisi pour sa convivialité. "Je'ai très vite participé à la journée bénévole. C'est génial de donner un peu de son temps pour un projet commun. C'est là qu'on a connu le maire Loïck et d'autres personnes du conseil. On a senti un groupe très attaché au village. Ils voulaient que tout le monde y trouve sa place, les anciens et les nouveaux arrivants," se rappelle Xavier.

Un choix réfléchi en famille

En 2014 le maire Loïck Richard ne se présente pas. " S'il l'avait fait il aurait certainement été élu, pense Eric. Maurice Renault qui est mon voisin et était très investi dans la vie associative est venu me voir pour me demander si ça m'intéressait d'être conseiller municipal. C'était un choix à réfléchir en famille car cela risquait d'impacter fortement ma vie". Eric et Magalie fixent les limites de l'engagement. "J'excluais les responsabilités de type adjoint mais étais partant pour assurer les commissions et le conseil mais pas au delà. C'est important d'être précis pour ne pas décevoir."

Xavier choisit les commissions communication et affaire scolaire et Jeunesse. "J'avais une petite idée de ce que je pouvais apporter. Un conseil municipal a des décisions à prendre et des comptes à rendre. C'est donc important de bien communiquer avec les habitants..."

 

Un portrait
Tiré par Alain Jaunault
(Interview Marie Noblet)
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