Dans le conseil municipal, Marcel Charlet apporte son expérience de l'école.

 

C'est l'amour du cheval qui amena Marcel à Saint Péran et sa connaissance du monde de l'école qui le fit entrer au conseil municipal en 2014.

Marcel était passionné par son travail et la retraite n'en est pas moins la bienvenue en 2009. Libéré de son travail il allait pouvoir réinvestir son expérience d'animateur. D'abord au club des Personnes Agées qui cherchait du monde pour organiser les activités. Bien sûr il avait déjà donné quelques coups de mains pour l'animation de la fête communale

 

" Je me suis toujours intéressé à la vie municipale, mais sans y participer. En 2014 Maurice Renault mon voisin, qui prépare une liste pour les prochaines élections, vient me chercher. L'un des premiers dossiers qu'il allait falloir traiter concernait les affaires scolaires et il avait besoin de ma bonne connaissance de la question. Maurice me le demandait, je ne pouvais pas me dérober.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La gestion du dossier scolaire

Plus question, comme cela s'était posé lors des deux précédants mandats, d'ouvrir une école primaire à Saint-Péran. Il s'agissait cette fois-ci de gérer un conflit latent avec les communes de Tréfendel et Plélan qui reprochaient à Saint-Péran de ne pas contribuer aux coûts des écoles pour les enfants de la commune comme la loi l'y obligeait. "Le conflit aurait pu aller loin, en contentieux administratif. Avec Maurice on a géré ça directement avec les écoles de Plélan et Tréfendel. Moi je connaissais très bien les équipes. Il a fallu un an pour établir les conventions. Maintenant ça ne pose plus de problèmes. On a pris aussi la décision de participer aux frais de repas dans les cantines scolaires : 0,45 par repas et par enfants. On a aussi des participations financière pour les activités périscolaires... Au niveau de la municipalité on a décidé de faire la même chose quelle que soit l'école, publique ou privée". Le budget

scolaire est de 30 000 € par an (sur

un total de 200 000 de budget de fonctionnement). "On trouve toujours que les enfants coûtent cher, fait remarquer Marcel... Mais si on avait une école ici ce serait bien plus cher".

 

Au delà de répondre à l'obligation de financer, la nouvelle équipe municipale a voulu mieux impliquer les parents dans la gestion des écoles. "Les conventions que l'on a négociées avec les commune prévoient la présence de parents représentant la commune. Et l'on a créé la commission extramunicipale scolaire qui réunit ces parents qui ont accepté d'être dans les conseils d'écoles. Elle se  réunit deux fois par an. On fait l'état de ce qui va bien et mal.

 

Très impliqué dans la question scolaire Marcel s'est aussi intéressé à la gestion de la commune en étant membre de la commission budgétaire. "Etre au conseil municipal est vraiment intéressant. On met les mains dans le cambouis de la gestion des affaires publique, le bons cambouis" se reprend-il. Et il  se souvient avec émotion le jour ou il a eu l'opportunité de célébrer le mariage de ses voisins...

 

Marcel en est convaincu "les petites communes comme Saint Péran qui savent associer leur population ont toutes les raisons de perdurer. Elles sont attirantes pas seulement parceque le terrain n'est pas cher, mais d'abord parcequ'il fait bon vivre. Et, on le voit bien, ceux qui se sont installés ici n'ont pas envie de repartir".

Pratiquement en centre bourg de Saint Péran, la maison de Marcel s'élève au milieu d'un vaste terrain de plus de 2 ha. "En 81, mon épouse et moi cherchions à construire une maison pas trop loin du Verger, près de Mordelle où elle et moi étions instituteurs de l'école publique. Nous étions passionnés d'équitation et voulions élever un cheval. Une loi alors obligeait à disposer d'un hectare par cheval". De toutes les commune dans un rayon de 20 km c'est à Saint-Péran que les terrains constructifs de cette taille étaient les moins chers".

Fils de cantonnier

Marcel est natif de Bléruais, la commune la moins peuplée d'Ille et Vilaine près de Saint Meen Le Grand. Il revendique d'être fils de cantonnier et d'avoir profité de l'ascenseur social que constituait encore l'éducation nationale. "A treize ans j'ai pu entrer en troisième spéciale et immédiatement accéder à l'école normale. Les frais de scolarité étaient gratuits jusqu'au bac et en échange on signait un contrat de 15 ans au service de l'éducation nationale."

 

A la sortie de l'école normale en 73, avec sa femme, une Parisienne, il est nommé au Verger. Ils tiendront tous deux, durant 14 ans, la petite école à deux classes pour 38 élèves. Dans ces petites communes rurales en Bretagne régnait alors une athmosphère de guerre scolaire et l'école publique, "l'école du diable", n'était pas en position de force face à l'école catholique très soutenue par le Maire et sa municipalité. "Les locaux étaient vétustes et chauffés par un poêle à bois. Nous n'avions aucun moyens à part ceux que nous financions avec les activités de l'amicale laïque. Jusqu'en 81 le maire faisait ce qu'il voulait, sans que l'académie intervienne, se souvient Marcel. Après l'élection de Mitterrand heureusement ça a changé."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passionné par son travail

 

"Durant notre vie active nous vivions en marge de Saint-Péran". Le couple consacre son temps et son énergie à élever leurs trois trois enfants, en même temps qu'il faut, au delà du temps de la classe, gérer l'école, animer les fêtes d'écoles, et les sorties scolaires et quand même se détendre et se reposer. Les enfants grandissent mais les deux postes que Marcel tiendra ensuite sont aussi prenant : d'abord directeur adjoint à l'école de Monfort durant trois ans et surtout le poste d'animateur départemental des TICE. "J'ai attrapé le virus informatique en 80 : les TO7 Les petits robots que l'on programmait en langage logo... J'ai fait des milliers d'heures pour apprendre puis informer, former les enseignants. Ce qui m'intéressait particulièrement c'était de convaincre les municipalité d'investir dans des projets. Et là encore c'était le soir que je défendais les projets aux réunions des conseils municipaux..."


 

Un portrait tiré
par Alain Jaunault
MArcel Charlet conseiller municipal à Saint Péran
Marcel Charlet au conseil municipal de Saint Péran